dimanche, février 24, 2008

Investir dans un monde Complexe

Dans le groupe Valeur et Conviction, nous ne résistons pas en ces temps d’incertitude économique à tenter de pousser les réflexions, vers « plus » de bon sens, « plus » de liberté de pensée, « plus » d’indépendance d’esprit, en matière d’investissement.

Nous avons une nouvelle fois tenter de « convoquer », pour nous aider dans cette tâche ardue, des personnalités hors du commun qui se sont efforcées tout au long de leur vie de mieux comprendre le monde économique, pour optimiser l’efficience de l’acte d’investir et le rendre le plus rationnel possible.

Vous découvrirez ces noms au fur et à mesure de ces quelques lignes extraites du livre : « le portefeuille de Warren Buffett » de Robert G Hagstrom, aux éditions Valor.

Nous espérons surtout que les idées exprimées, enrichiront vos réflexions sur l’investissement, comme elle ont enrichi les nôtre.


Page 185…..

Benjamin Graham avait une approche interdisciplinaire de la pensée sur le monde en général et l’investissement en particulier. Ceux qui ont étudié Graham savent que non seulement il était un grand penseur financier mais qu’il appréciait également la philosophie et les classiques. Bien qu’il soit surtout reconnu pour son analyse de l’investissement boursier, les contributions de Graham incluaient un travail sur l’étude des monnaies et des matière premières. A la fois “ Strorage and Stability “ et “World Commodities and World Currencies” ont mis en évidence la vision universelle de Graham. « Ben Graham était un incroyable professeur et un individu complet » dit de lui Michael Mauboussin, qui enseigne aujourd’hui le cours sur l’analyse de titre qui avait été créé par Graham. « Sa connaissance interdisciplinaire du monde rendait le contexte le contexte de son cours sur l’analyse des titres bine plus riche ».

A l’université de Columbia, le professeur Mauboussin enseigne non seulement les modèles financiers de base mais étudie également d’autres modèles dérivés d’autres discipline. Ce faisant, il a l’espoir d’éclairer les étudiants sur la façon dont les modèles multidisciplinaires peuvent s’appliquer au monde de l’investissement. « Au fil du temps, à cause de la toile de fonds de l’économie mondiale et des situations socio-économique, nos modèles mentaux doivent évoluer », explique Mauboussin. Il y a une trentaine d’année, la technologie ne représentait rien de significatif dans notre réflexion sur l’investissement. Cependant, la technologie est devenue tellement importante aujourd’hui que, d’après Mauboussin, cela nous oblige à faire évoluer nos modèles mentaux pour mieux comprendre le monde qui nous entoure. “On the shoulders of Giants : Mental Models for the New Millenium” (Sur les épaules des géants: modèles mentaux pour le nouveau millénaire) à été la tentative de Mauboussin pour aider les étudiants à faire la distinction entre les vieux modèles basé sur l’équilibre et les modèles dynamique qui tentent de faire la liaison avec la façon dont le monde fonctionne réellement. « Instinctivement, je sens que les systèmes adaptatifs complexes représentent une façon très convaincante pour comprendre les rouages des marchés financiers, dit Mauboussin. Lorsque les systèmes adaptatifs complexes seront mieux compris, je pense que les investisseurs auront une bien meilleurs description des rouages du marché ».

Il est important d’avoir conscience de la différence qui existe entre l’analyse de fonctionnement du marché et la tentative de prévoir le marché. Nous nous approchons d’une compréhension de comportements du marché, mais nous n’avons pas encore acquis de pouvoirs prédictifs. La leçon que nous tirons des système adaptatifs complexe est que le marché change en permanence te s’entête à défier toute prédiction.

« Nous pensons que l’économie est trop compliquée pour pouvoir être anticipée, dit Bill Miller de Legg Mason. Vous n’apportez jamais aucune valeur ajoutée à un portefeuille en vous confortant à une prévision économique ou à une prévision de marché ». Miller, tout comme Buffett, ne permet jamais à une prévision d’interférer sur sa décision concernant une valeur individuelle, mais cela ne l’a pas empêcher pour autant d’étudier le comportement des marchés. « On passe un temps fous à tâcher de comprendre les meilleurs études académiques sur les marchés, dit Bill Miller. C’est en partie cela qui nous a aidé à comprendre les système adaptatifs complexes lorsqu’ils se rapportent aux marchés et à la finance béhavioriste ».

Bill Miller à pour la première fois entendu parler du Santa Fe Institute dans le cadre d’un article sur la théorie du chaos écrit par un journaliste scientifique de New York Times, James Gleick. Il se demanda si l’étude des systèmes complexes lui ouvrirait de nouvelles perspectives en ce qui concernent l’investissement. En 1991, le travail de Bill Miller l’amena à contacter le président de Citicorp, John Reed, qui finançait le programme économique de l’institut.

« Le problème avec l’investissement, explique Miller, c’est que tout le monde dans le secteur de l’investissement côtoie les même cercles, lit les même rapports de recherche. Les investisseurs reçoivent tous les même informations des même sources ». Au Santa Fe Institute, Miller peut lire des livres et des rapports de recherches scientifique étudiant les système adaptatifs complexes. « Leurs travaux de recherche ouvrent de nouvelles perspectives pour des hommes d’affaires pragmatiques comme moi, dit Miller. Ce n’est pas le boulot d’un chercheur de m’aider à battre le marché, mais ils sont très ouvert quand il s’agit de parler avec eux de leurs travaux ».

Aujourd’hui Miller qui siège au conseil d’administration de L’institut, pense que que l’expérience qu’il a acquis à Santa Fe, lui à ouvert de nouveau champ de pensée. « L’économie, dit-il, comme d’autres système adaptatifs complexes que l’on étudie à l’institut, est un environnement multi agents avec de nombreuses règles spécifique et de feed-back en boucle. Les travaux de recherche de Santa Fe s’applique vraiment à ce que nous faisons, quand nous voyons comment ces composants de système et agents de prévisions sont portés à notre connaissance par les chercheurs de l’institut. Cela nous à aidé à nous débarrasser de modèles simple et à adopter une pensée plus créative sur la complexité des marché.

Par exemple, la vision que beaucoup se font de l’économie est celle d’un habitat qui s’apparente à la jungle ou les concurrents luttent férocement les uns contre les autres pour leur survie sur le marché. Cependant, des études menée par les biologistes de l’institut ont révélé qu’il existe de nombreux exemples de coexistence pacifique entre espèce habituellement supposée ennemies. Dans le cadre d’un livre sur les systèmes complexes écrit à l’institut, les biologistes ont découvert deux espèces d’oiseaux, dont on pensait qu’il se battaient pour avoir accès aux même sources de nourriture, habitant le même arbre. Une espèce avait pris possession des branchent les plus hautes tandis que l’autre nichaient sur les branchent les plus basses.

En lisant cela, Miller commença à penser à l’industrie informatique et à la lutte à couteaux tiré entre Compaq et Dell. « Compaq n’est pas obligatoirement en concurrence frontale avec Dell, pensa Miller. Les dynamique de la compétition sont beaucoup plus compliquée que la plupart des gens le pensent. A vrai dire chacune de ces deux entreprise a sa propre niche sur le marché ».

Miller pense également que les investisseurs ont besoin de se faire une idée différente sur le marché boursier aujourd’hui. Remarquant que l’indice S&P 500 intègre bien plus de compagnies technologiques dotées de caractéristique financière différentes, le marché est bien différent de la composition qu’il avait dans les années 60. En 1964, les entreprises technologique représentaient seulement 5.5% de la pondération du S&P 500, alors que les matériaux de base représentaient 16.5%. aujourd’hui, ces deux groupes indutriels ont presque permuté. Les matériaux de base ont rétrécit à 7% tandis que les technologies sont montées à 12% et demeurent en pleine croissance. L’industrie de la finance te celle de la santé, avant pratiquement insignifiante dans l’indice, constitue aujourd’hui un quart de ce même indice.

« La plupart des investisseurs n’utilisent que des méthodologie ou des modèle de valorisation historique pour déterminé quand les actions sont chères ou bon marché, dit Miller. Mais le problème avec les méthodologie de valorisations historiques est qu’elle sont dépendante d’un contexte. Cela veut dire que ces mesures sont apparues dans le contexte d’un environnement économique précis, des rendements de capitaux précis, des situations commerciales et des stratégies précises ». En d’autre termes, les modèles historique ne fonctionnent que tant que le contexte dans lequel les entreprises et les industries opèrent est similaire au contexte dans lequel les méthodologie de valorisation ont été établie en premier lieu. Ce que nous voyons aujourd’hui, en comparaison des années 60, c’est un environnement qui est complètement différent pour les entreprises individuelles et finalement pour l’indice auquel beaucoup d’investisseurs les comparent.

Le marché boursier reflète le comportement cumulatif de milliards de décisions prises par des millions d’investisseurs. Chacune de ces décisions est indépendante de toutes les autres. Dans le cas du marché boursier ces décisions émanent non seulement des investisseurs mais également des trader et des spéculateurs. Chaque personne a une vue partielle du marché et tous agissent selon cette information. C’est lorsque tout les agents interagissent que le marché est formé. Mais dans un système adaptatif complexe nous ne pouvons pas prédire ce qui va se passer en enquêtant simplement sur les acteurs individuels. Dans un système adaptatifs complexe le tout est plus grand que la somme des parties.

Parfois le comportement des parties crée une tendance. Cependant, dès lors que chaque partie a seulement une connaissance limitée, tout le monde perçois la tendance mais nul n’a la moindre idée sur ce qui l’a causée. Parce que tout les agents sur le marché réagissent les uns par rapport aux autres, une tendance sur le prix se développe. C’est cette tendance qui amène certain à s’aventurer dans des prédictions. Par exemple, une action va tomber dans un couloir d' échange qui attire les trader dans des comportements répétitifs d’achat et de vente. « Mais à point nommé, explique Miller, de petites évolutions non reconnaissable dans les comportements vont lentement glisser sur le marché. Finalement un point critique est atteint. » Le professeur Mauboussin compare les micro-évolutions du marché à un tas de sable qui se forme en y faisant tomber lentement et régulièrement du sable. « Chaque grain, explique Mauboussin, est comme un agent individuel. Insignifiant en soi, il se raccorde aux autres grains pour produire des effets cumulatifs. Une fois que le tas monte au-delà d’un point critique, les système perd son équilibre et s’effondre » ? Le résultat, c’est une avalanche.

Des évolutions minimes se glissent en permanence dans les marchés. Ce qui effraie les investisseurs, explique Miller, « c’est que la tendance casse sans que pour autant il y ait eu le moindre avertissement sous la forme d’un simple événement extérieur. Les investisseurs sont pris de court car aucun de ces apports n’est suffisamment important pour attirer l’attention. »

Les investisseurs parient chaque fois que la valeur ou le marché dans son ensemble va régresser à la moyenne, et qu’il suit donc une configuration prévisible. Mais la moyenne n’est pas stable. Elle se déplace et évolue sans cesse en fonction d’un certain nombre de décisions imprévisibles de millions d’investisseurs qui ajustent eux-même leurs propres décisions aux décisions des autres. Miller met en garde : baser ces décisions sur des configurations type est très dangereux. « Vous vous représentez le marché comme une simple situation linéaire. Mais le marché est non linéaire, complexe et adaptatif. Dès lors votre système fonctionne jusqu'à ce qu’il s’arrête de fonctionner. »

Reconnaître des configurations

« il y a quelques choses dans nos cerveaux à l’affût de configuration à la fois réelles et imaginaires, qui se rebelle à la notion de désordre de base ». Ces mots écrits par George Johnson dans son livre agréable « Fire in the Mind », révèlent le dilemme qu’affronte tout les investisseurs. L’esprit à un besoin psychologique de configuration, témoigne Johnson ; les configurations suggèrent un ordre, ce qui permet de planifier et de faire usage de nos ressources. Mais cette quête naturel pour un ordre rebondit vite sur ces limites quand nous étudions le marché. « Si vous avez un système vraiment complexe, dit Brian Arthur, les structures ou configurations de développement ne se reproduirons pas à l’identique. »

Bien sur si le Santa Fe Intitute étudie assez de systèmes complexes, cela pourrait nous permettre d’étudier par métaphore, le comportement d’une système particulièrement complexe. Mais jusqu’alors, nous sommes destiné à vivre avec un marché qui ne nous permet de déceler que des formes de comportement limitées constamment interrompues par des modifications inattendues et parfois violentes. Que cela nous plaise ou non, nous vivons dans un monde qui change en permanence. Comme un Kaléidoscope, les formes dans ce monde se modifient avec un ordre apparent mais ne se répète jamais dans le même ordre exact. Les configurations sont à chaque fois nouvelles et différentes.

Quelle est la marge de manœuvre qui reste aux investisseurs dans un monde qui manque de reconnaissance de configurations ? Regarder au bon endroit et au bon niveau. Bien que l’économie dans son ensemble et le marché soient trop complexe et trop grand pour être prévisibles, il existe des configurations reproductibles au niveau de l’entreprise que nous pouvons reconnaître. A l’intérieur de chaque entreprise, il y a des structures propres à l’entreprises, d’autres propres au management et d’autres enfin propres à l’aspect financier. Si vous étudiez ces configurations, dans une majorité des cas vous pourrez faire une prédiction raisonnable sur l’avenir de cette entreprise. C’est sur ces configurations que se focalisent Warren Buffett, et nom pas sur les configurations de comportements de millions d’investisseurs. « J’ai toujours trouvé qu’il était plus facile d’évaluer des pondérations dictées par des fondamentaux que des votes dicté par la psychologie. »

Nous allons continuer à ignorer les prévisions économique et politiques, qui ne sont que des distractions onéreuses pour la plupart des investisseurs et des hommes d’affaires, dit Buffett. Il y a trente ans nul n’aurait pu prévoir la terrible extension du conflit du Vietnam, le contrôle des prix et des salaires, deux chocs pétroliers, la destitution d’un président, la dissolution de l’Union Soviétique, la chute de 508 points du Dow en un jour, ou que les taux des bons du Trésor fluctueraient entre 2.8% et 17.4%. »

Bien entendu, le fait de ne pas avoir pu prévoir ces événements n’empêcha pas Buffett d’enregistrer la performance boursière que l’on connaît. « Aucun de ces évènements de gros calibres n’ont le moins du monde ébranlé les principes d’investissement de Ben Graham, dit Buffett. Ils n’ont pas nom plus rendus mal fondés les achats négociés de belles affaires à des prix raisonnables. Imaginez quels auraient été les coût que nous aurions du supporter si la peur de l’inconnu nous avait fait reporter ou altérer notre déploiement de capitaux. »

Chez les gens, la structure du discours suit celle de la pensée. Si les investisseurs perçoivent une structure type, même si sa reconnaissance est imparfaite, ils agiront sur la reconnaissance de celle-ci. L’apport du Santa Fe Institute c’est qu’il nous aide à comprendre ce que les marchés ne sont pas ! Une fois que vous comprenez qu’un marché est un système adaptatif complexe, vous laissez tombé naturellement toute notion de prévisibilité. Vous comprenez également que le marché aboutira à des points critique ou il explosera à la hausse, le « boom », ou à la baisse, le « bust ».

« Une autre série de choc majeur va assurément se produire au cours des 30 prochaines années, explique Buffett. Nous ne tenteront ni de les prédire , ni d’en tirer parti. Si nous pouvons identifier des affaires similaires à celle que nous avons acquises dans le passé, les surprises n’auront que peu d’effet sur nos résultats à long terme. »

Aussi, la prochaine fois que l’on vous berce en vous faisant croire que vous avez finalement identifié une configuration à répétition synonyme de gain, ayez une pensée pour ces scientifiques qui travaillent tout les jours au Santa Fe Institute. Et la prochaine fois que vous serez cueilli à froid par le marché rappelez-vous les paroles de Buffett. « Vous devez faire face à deux fait déplaisant : le futur n’est jamais clair et vous payez un très lourd tribu au marché boursier chaque fois qu’un consensus exubérant voit le jour. L’incertitude est l’amie de celui qui achète de la valeur à long terme. »

jeudi, février 21, 2008

COLRUYT – Analyse collective

Après Wal-Mart, nous avons souhaité nous intéresser à un autre distributeur, belge cette fois. Il s’agit de Colruyt. Comme vous le verrez, les valorisations tant de Wal-Mart que de Colruyt ne sont pas nécessairement les plus attrayantes en ce moment. Cependant, nous souhaitons tenter de profiter de la volatilité et de l’inefficience des marchés. Si le cours de l’une ou l’autre de ces actions devient attrayant, nos lecteurs et nous-mêmes serons prêts à en profiter …

En introduction et avant notre analyse proprement dite, nous vous proposons un article relativement récent de LA LIBRE BELGIQUE à propos de ce distributeur.

« Guerre des prix : Colruyt bien armé «

Le distributeur est une des rares valeurs du monde occidental à n'avoir enregistré aucun recul boursier lors de la crise de 2003. Le cours n'a cessé de monter. Et l'entreprise gagne encore des parts de marché.
On l'a souligné abondamment : les prix agroalimentaires sont en hausse. Avec, en outre, le renchérissement des produits pétroliers, les consommateurs sont préoccupés par une baisse de leur pouvoir d'achat. La distribution s'en tirera dans la mesure où elle est capable d'amortir le choc. Colruyt est bien armé à ce sujet. Plus que jamais, la compétition des distributeurs se fera sur la hauteur des prix. Membre du Bel 20, Colruyt est confronté aux "hard discounters" allemands Aldi et Lidl. Et Delhaize rejoint le champ de bataille, ayant compris qu'en cette période, l'accent se porte moins sur le raffinement des produits que sur le montant des étiquettes.
Colruyt, lui, étale crûment sur ses tickets des comparaisons de prix. Il dit que sa croissance pourrait ralentir, mais, comme lors de semblables déclarations antérieures, il se pourrait qu'il n'en soit rien. La société est une des rares valeurs du monde occidental à n'avoir enregistré aucun recul boursier lors de la crise de 2003. Le cours n'a cessé de monter, puissamment, de l'an 2000 (36 EURO) à mai 2007 (175 EURO). Il y eut seulement un petit tassement intermédiaire en 2005. Ces derniers mois, la tendance a été irrégulière, avec tout de même une prédominance de déchets comme pour la Bourse tout entière.
Durant l'exercice 2006-2007 (clôturé le 31 mars), la propension acheteuse des consommateurs a profité pleinement au distributeur de Hal, dont le bénéfice net annuel par action est passé de 6,86 à 7,94 EURO. Les chiffres sont, il est vrai, quelque peu flattés par le rachat et la destruction d'actions propres par la firme. Pour l'exercice 2007-2008, qui se terminera dans deux bons mois, le consensus porte sur un bénéfice net par action de 8,85 contre 7,94 EURO.
La société continue à gagner des parts de marché. Le chiffre d'affaires du troisième trimestre au 31 décembre, qui sera publié mercredi prochain, nous en dira plus long.
Dans la stratégie de l'entreprise, épinglons deux axes. A l'échelon international, Colruyt prépare prudemment une expansion aux Pays-Bas et au grand-duché de Luxembourg, tenant compte des leçons de ses précédents investissements en France, dont certains ont quelque peu déçu. Dans le cadre belge, l'inflation l'incite à faire une promotion vigoureuse de son caractère de distributeur aux prix les plus bas du pays, comparaisons chiffrées à l'appui.
Pascale Weber, analyste de KBC Securities, croit que les marges bénéficiaires - les plus élevées du secteur - pourraient baisser en raison de la hausse des matières premières que Colruyt ne voudra pas répercuter dans ses prix de vente si ses concurrents ne le font pas. Toutefois, sa forte image de prix bas devrait lui attirer des clients dans la conjoncture actuelle. Valeur défensive par excellence, la firme est bien positionnée pour la récession qui s'annonce. Pourtant, le rapport cours-bénéfice étant lui aussi le plus élevé du secteur, la valeur étant donc chère, les analystes ne sont pas unanimement portés à l'achat. Sur 21 d'entre eux, 7 recommandent d'investir dans le titre, 3 d'accumuler et 10 de conserver, sans plus. Il en est un qui propose de réduire.
LA LIBRE Belgique


A présent, voici le détail de notre analyse collective …

A. Présentation générale

1. La société en bref

Forme juridique : Société anonyme Création : 1950 Slogan : La garantie des meilleurs prix (Laagste prijzen) Siège social : Halle, Belgique Secteurs : Grande Distribution Filiales : Colruyt, DreamLand, DreamBaby, ColliVery, Bio-Planet, Spar Retail, Pro à Pro Distribution (Colruyt France), ... Site web : http://www.colruyt.be

2. L'action en bref

Au 15/02/2008 Bourse de Bruxelles ISIN : BE0003775898 Cours : 162.35 EURO

Prévisions des analystes
2007 2008 2009
BNA 8,85 9,62 10,58
Dividende 2,88 3,48 4.20
Rendement 1,74% 2,10 % 2,54 %
PER 18,70 17,20 15,65

Commentaire :

PER dans la tranche haute du secteur et réellement élevé comparé aux grands indices actuels :

- Carrefour : PER 2007 de 17.67
- Wall-Mart : PER 2007 de 16.10
- Bel20 : PER 2007 de 8.48
- CAC40 : PER 2007 de 12.15
- Zone Europe : PER 2007 de 11.41

3. Histoire de la société

Colruyt est une entreprise belge de grande distribution. Elle est cotée sur Euronext Belgique, indice BEL20. C'est en 1950 que la S.A. Ets Franz Colruyt est fondée. Même si dès 1925 Franz Colruyt débute ses activités en tant que grossiste en denrées alimentaires. En 1965, le premier discount voit le jour à Bruxelles. Colruyt est le premier magasin à recourir à l'ordinateur aux caisses, ainsi qu'aux cartes perforées dans les rayons. Cette innovation permet une réorganisation automatique des rayons, donc une diminution considérable des coûts. En 1977, Colruyt entre en bourse. Actuellement, Colruyt fait partie intégrante du paysage de la grande distribution belge. Ses centres de distribution sont situés à Halle, Ghislenghien et Ville-PommerOEul. L'entreprise possède également quelques activités en France.

4. Répartition géographique

Répartition du CA :

- Belgique : 90,8%
- France 9,2%

Commentaire :

Très forte prépondérance du marché primaire, donc forte sensibilité à la consommation en Belgique, mais possibilité de développement à l'international.

5. La direction

Chairman : Jef Colruyt Directeur Financier : Wim Biesemans

Jef Colruyt a succédé à son père Jo Colruyt en 1994 à la tête de la société Colruyt. Il est l'une des personnes les plus riches de Belgique avec un fortune estimé à 2.5 milliards d'euros.

Commentaire :

On peut réellement parler d'une entreprise familiale.

B. Analyse du Business

1. La concurrence :

Il est clair qu'avec une société active dans la grande-distribution, il est difficile d'échapper à une concurrence féroce. Colruyt doit se battre contre Lidl, Aldi, Delhaize et Carrefour. A ce jour, Colruyt a toujours été meilleur que ses concurrents en réussissant à augmenter sa part de marché de manière très régulière. Colruyt présente également la marge la plus élevée du secteur tout en offrant les prix les plus bas, cela le met en position de force.

2. L'organisation :

1/ les magasins

Ils présentent un style dépouillé, simple et efficace. Pas de rayons luxueux, peu d'éclairage, mais tout y est axé sur le coté pratique. L'avantage au niveau coût est immédiatement perceptible.
Les produits y sont rangés dans leur carton d'origine, voire sur palette pour les lots importants. Ceci représente un gain de temps appréciable en main d'OEuvre. Les produits frais sont présentés dans une pièce froide, gain d'énergie et facilité de manutention.

2/ le personnel

C'est probablement ici que Colruyt marque le plus de points vis à vis de la concurrence. Il n'y a pas de personnel attitré à la caisse ou au réassortiment, la flexibilité est totale et chaque travailleur sera tantôt à la caisse, tantôt dans les rayons, voire même affecté au nettoyage, le tout en fonction des besoins. Le passage à la caisse se fait rapidement et efficacement, le personnel n'y tient pas des discussions existentielles profondes comme celles tenues par les caissières de Carrefour ou Delhaize.
A lire nos propos, certains penseront que le personnel est mal traité et sur exploité, pas du tout ! Alors que Delhaize et Carrefour sont souvent en grève, cela n'existe pas chez Colruyt.

3/ l'éthique

Colruyt est aussi l'une des sociétés la plus éthique de Belgique. Il investit dans les énergies renouvelables (éolien et solaire), dans le traitement de l'eau.
Il n'y a jamais de travaux de nuit lors de transformation d'un point de vente (pour ne pas déranger les riverains) et il y a aussi fermeture pour ne pas obliger le personnel à travailler avec des nuisances. Colruyt est le seul à procéder de la sorte en Belgique.

4/ la garantie du meilleur prix

Colruyt garantit le meilleur prix, si vous trouvez moins cher ailleurs, il vous rembourse la différence et diminue immédiatement son prix de vente dans tous les magasins (prix rouges) Pour pallier son désavantage de taille au niveau de sa centrale d'achat, Colruyt s'est allié avec d'autres distributeurs de taille modeste en fondant Coopernic qui regroupe Colruyt, le Suisse Coop, l'Italien Conad, le Français Leclerc...
En Belgique, Colruyt a toujours été intraitable avec ses fournisseurs qui le considère comme avare, nous aimons beaucoup l'avarice dans le chef de ceux à qui nous confions notre argent !
A maintes reprises, Carrefour Belgique a initié une guerre des prix pour contrer Colruyt, à chaque fois Colruyt est sorti renforcé ! Carrefour s'était donné comme objectif de prendre des parts de marché à Colruyt en pénétrant le sol belge, le résultat est inverse et Colruyt gagne des parts années après années...

3. Relais de croissance :

Nous pensons que l'avenir de Colruyt reste prometteur. Il est clair que le potentiel belge est presque épuisé et qu'il faut trouver un relais de croissance à l'international. Cela entre dans les intentions de Colruyt qui poursuit sa croissance en France et va ouvrir des magasins tests au Luxembourg et aux Pays-Bas.
Colruyt procède pas à pas, comme à son habitude, et prendra le temps nécessaire avant de poursuivre une croissance effrénée sur ces marchés étrangers.
Nous croyons aussi que Colruyt récompensera ses actionnaires par des rachats d'actions importants, ce qu'il fait déjà, et par une augmentation du pay out ratio.

4. Points faibles :

- Doit faire ses preuves au niveau international

5. Conclusions :

Nous considèrons Colruyt comme une action de très grande qualité, probablement la meilleure action d'Euronext Bruxelles.
Colruyt est un petit acteur venu pêcher sur les terres des grands, à ces débuts, Delhaize et GB (racheté par Promodes qui fut racheté par Carrefour) se partageaient le gâteau en laissant les miettes aux autres, mais aujourd'hui, l'ogre c'est Colruyt.
Le pari international devrait être relevé avec succès car Colruyt est rompu au combat contre plus fort, plus gros et plus puissant que lui, il se taillera sa place au soleil en misant sur ses atouts et en allant à son rythme...
Si Colruyt réussit à exporter son modèle belge, personne ne peut prévoir où s'arrêtera cette succes story. Mais c'est probablement là le seul point faible de la valeur : Colruyt réussira t il son internationalisation ?

C. Analyse des comptes annuels

Pour chacun des éléments analysés, nous avons indiqué, entre parenthèse, le ratio équivalent pour Wal-Mart.

1. La croissance

a) Evolution du nombre d'actions

Entre 2001 et 2007, le nombre d'action a diminué au rythme moyen de 1,7 % par an pour s'élever à 32 895 467 à la clôture au 31/03/2007. (WMT : - 0,9 %)

b) Bénéfice par action

Sur les 6 derniers exercices, celui-ci s'est accru annuellement de 19,7 % (WMT : 13,6 %) pour se fixer à 7,98 euros en 2007. Pour cet exercice, les analystes anticipent un bénéfice de 8,85 euros.

c) Chiffre d'affaires par action

Depuis 2001, la croissance de celui-ci s'élève à 14,9 % par an. (WMT : 11,1 %)

d) Free cash flow par action

Colruyt ne publiant un tableau des flux de trésorerie que depuis 2005, nous avons « bricolé » dans les comptes de 2002 et suis tout de même parvenu à calculer le free cash flow de cette année-là. Entre 2002 et 2007, nous observons une croissance annuelle de 11,2 % avec un FCF 2007 de 6,35 euros. (WMT : 18 %)

e) Free cash flow redressé par action

Ici aussi un peu de bricolage a été nécessaire pour déterminer le FCF redressé de 2002. La croissance fut de 7,50 % par an pour se fixer à 4,75 euros en 2007. ( WMT : 9 %)

f) Free cash flow + 70 % des investissements immobiliers

Comme pour Wal-Mart, nous avons adapté notre calcul de Free cash flow en tenant compte de la spécificité d’un grand distributeur, à savoir une part importante des investissements dans un patrimoine immobilier. A free cash flow annuel généré, nous avons ajouté 70 % des investissements en terrains et construction afin de mieux tenir compte de cette caractéristique. La croissance réalisée sur 5 ans s'est élevée à 17,2 % par an et le « FCF+immo » de 2007 se monte à 9,37 euros.

g) Free Cash flow redressé + 70 % des investissements immobiliers

Même contrainte que pour le calcul précédent. La croissance sur 5 ans s'est élevée à 15,6 % annuellement. Le « FCF redressé + immo » de 2007 s'élève à 7,77 euros. (WMT : 16 %)

h) Croissance du dividende

Sur les 6 derniers exercices comptables, le dividende brut payé par Colruyt à ses actionnaires a augmenté au rythme annuel de 25,2 %. Pour l'exercice 2007, il s'élevait à 3,24 euros. Il est attendu à 3,84 euros en 2008.

2. Analyse de la solidité financière

a) Fond de roulement par action

Il fut constamment positif depuis 2001. A la fin de l'exercice clôturé au 31/03/2007, il était de 4,21 euros par action. (WMT : négatif sur 4 des 5 derniers exercices comptables)

b) Trésorerie nette par action

Elle fut également constamment positive depuis 2001. A la clôture du dernier exercice comptable, elle s'élevait à 12,53 euros par action.

c) Rapport bénéfice/dette à long terme

Au cours des 6 exercices que nous avons analysés, ce rapport fut constamment largement supérieur au 25 % que nous exigeons. Il est passé de 98,9 % en 2001 à 252,6 % fin 2007. (WMT : 37 % en 2006)

3. Analyse de la rentabilité

a) Marge brute

En légère augmentation depuis 2001 malgré la guerre des prix menée avec Delhaize et surtout Carrefour, elle s'élevait à 24,9 % au 31/03/2007. (WMT : 23,2 %)

b) Marge nette

Celle-ci a connu une très belle progression au cours des 6 derniers exercices, passant de 3,9 % à 5 %. (WMT : 3,2 %)

c) Rendement des fonds propres

Largement au-dessus des 15 % que nous exigeons des sociétés que nous qualifions « de qualité », elle fut en moyenne de 31,9 % au cours des 6 dernières années pour se fixer à 28,6 % à la clôture du dernier exercice comptable. (WMT : moyenne de 20,2 %)

d) Rapport frais généraux/chiffre d'affaires

Ils sont passés de 19,9 % à 17,8 % sur la période 2001-2007. (WMT : 18,4 %)

e) Rotation des stocks

Les stocks de Colruyt ont connu une rotation de près de 10 durant le dernier exercice. (WMT : 7,2) Ceci semble indiquer une gestion optimale des stocks.

D. Analyse Segments

A notre grand regret, il ne sera pas possible de comparer Wal-Mart et Colruyt complètement sur cette partie Segment....Car s'il s'agit bien de deux acteurs de la grande distribution, mais à l'organisation complètement différente, à notre sens.
Toutes les comparaisons possible au niveau des chiffres et de l'organisation du business sont haut la main à l'avantage de Colruyt.....Mais bon nombres d'interrogations suivent ensuite, car rien n'est jamais aussi simple que prévu, pour nous permettre de penser que Colruyt est aujourd'hui le prochain Wal-Mart Européen !!!!!
Il est donc impossible de vous proposer des chiffres sans vous expliquer d'abord dans les détails le business de Colruyt...
Aujourd'hui, les trois segments principaux de Colruyt, sont :

1°) Le commerce de détails
2°) Le commerce de gros et Food Service
3°) Autres activités

1°) Le commerce de détail

Le commerce de détails comprend 5 enseignes et 319 magasins.
Ces magasins sont 100% sous le contrôle du Group Colruyt et de son organisation, c'est important.
Le commerce de détail compte aujourd'hui pour 77.77% du chiffre d'affaires.
Les magasins à l'enseigne Colruyt sont au nombre 226 et représentent 70.80% du nombres total de magasin. Ils sont répartis principalement en Belgique (198 magasins) et en France (Nord) (28 Magasins)....
Les magasins à l'enseigne Okay sont au nombre de 43 et représentent 13.47% du nombres total de magasin. Il sont réparti en Belgique uniquement. Il s'agit plus précisément de magasin alimentaire de petite taille et de proximité, ou service et meilleurs prix sont proposé.
Les magasins à l'enseigne DreamLand sont au nombre de 30 et représentent 9.40% du nombres total de magasin. Ils sont répartis en Belgique uniquement. Il s'agit de magasin de jouets et de cadeaux
Les magasins à l'enseigne Coccinelle sont au nombre de 16 et représentent 5.01% du nombres total de magasin. Ils sont répartis en France uniquement. Il s'agit plus de magasin alimentaire.
Enfin, les l'enseigne Bio-Planet sont au nombres 4 et représentent 1.25% du nombres total de magasin. Ils sont répartis principalement en Belgique (3 magasins) et en Hollande (1 Magasins).... Il s'agit de magasin ou les produits alimentaires ont un label Bio et les autres produits un angle écologique.....authentique.

Commentaire : La différence avec Wal-Mart est déjà présente dans ce premier point....Chez Wal- Mart tout est rassemblé dans un seul espace, alimentaire jouet, électronique, Chez Colruyt non. Cela ce discute bien évidemment, mais en terme de coût ; cette organisation distincte est meilleurs que Wal-Mart...

Voici donc les premier chiffres.

Sur la période courant de 2001-02 / 2006-07
La surface des magasins est passée de 221.860 M² à 281.651 M², soit une augmentation de 26% des surfaces de ventes en 5 ans.
Les revenus sont passé de 2.359 milliard d'Euro à 3.529 milliard, soit une augmentation de 49.60% des surfaces de ventes en 5 ans.
La différence augmentation des surfaces / chiffres d'affaires est donc de 23.60% sur 5 ans ou de 4.33% annualisé...
C'est un premier point extrêmement important qui sera éclairé mieux encore par « l'autre activité du groupe ». Pourquoi Colruyt est-il capable d'ajouter 4.33% de chiffres d'affaire par rapport a la croissance de ces surfaces, alors que la croissance des revenus de Wal-Mart était complètement corrélée a la croissance de ces surfaces ?

Nous pensons qu'il y deux composantes principales : la première des gains de part de marchés et de l'autre une réductions des frais, par une meilleurs intégration verticale qui sera donc éclairée par la partie 3 des segments. Dans cette idée de comparaison Colruyt / Wal-Mart, ce paramètre pourrait-il être influencé par la taille de la société ? Sans aucun doute, car le rapport des deux acteurs est de l'ordre de 100 X les revenus et de 266 X la surface commerciale.
Mais nous avons également deux autres éléments de rentabilité très intéressant qui laisse à Colruyt, une marge très importante pour un éventuel développement de ces enseignes....Les marges nettes de Wal-Mart étaient de 3.22% alors qu'en 2006 celle de Colruyt est de 6.14% sur ce segment de détails, comparable à Wal-Mart, soit 1,9X, la marge net de Wal-Mart !!!!! Et la rentabilité des capitaux propres en 2006 qui est de 35.08%, sur ce segment alors que la rentabilité des capitaux propres de Wal- Mart tourne autour de 20%.

Après ces quelques chiffres comparatifs, nous pouvons aussi discuter de l'image d'une séparation d'un certain type d'activité, sous des enseignes différentes.....Prenons le cas de l'alimentation Bio....Pour barrer la montée en puissance de la chaîne US Bio : Whole Food Market (WFMI), Wall Mart décide d'ouvrir des rayon Bio, dans ces magasins.....L'échec sera retentissant, car en résumé, peu de client Wal-Mart, sont disposés à payé une alimentation Bio, « indifférenciable » sur l'étale, autre que par l'étiquette Bio, plus cher.... !!!! sur ce point la direction de Colruyt me semble avoir ciblé très juste....Leurs magasins Bio, ressemble alors a plus qu'une alternative dans une « foultitude » de produit, mais à un véritable choix et une démarché spécifique du client....En plus, le prix du Bio, n'est pas entièrement mélangé au prix « Hard discount »...Et d'un autre côté l'enseigne Bio-Planet, peu si cette tendance se développait avoir sa propre image, tout en étant intégrée dans le groupe Colruyt......Pour la partie Jouet c'est aussi dans cette ordre d'idée....Entre un jouet que provient d'une grande surface et un jouet qui provient d'un magasin spécialisé, l'image peut également faire la différence, mais aussi le choix plus large du magasin spécialisé, peu joué un certain rôle.... !!!!!

Voilà donc pour ce premier segment de Colruyt.

2°) Le commerce de gros et Food Service

Ce segment compte pour 16.39% du chiffre d'affaire.
L'activité consiste principalement à fournir des magasins indépendant, des collectivités, en France te en Belgique principalement et aussi à l'export en Afrique, principalement.
Les principales enseignes sont Spar, en Belgique et Alvo en France. Avec donc des magasins indépendants.
L'enseigne Colivery, s'occupe de la livraison à domicile aux magasins ou aux collectivités
Enfin, Colruyt Export, axé principalement sur l'Afrique. La marge Net de ce segment est la plus faible avec 0.91% !!!!!!

Commentaire : Au niveau revenu, ce segment est passé en 5 ans de 246.68 millions d'Euro à 854.2 millions d'Euro, soit une progression de 246.27%....Si la rentabilité du segment peut-être jugé faible à premier abord et de manière isolée, il est important de la mettre en perspective avec l'activité globale du Group Colruyt, dans le sens ou une augmentation substantiel des volumes d'achat, permettent un meilleur contrôle des prix pour l'ensemble des activités et prioritairement pour l'activité de détail du Groupe Colruyt.
Ce segment de gros contribue aujourd'hui pour 2.98% des profits du groupe et la rentabilité dégagée, sur les investissements (capitaux propres) de ce segment sont aujourd'hui de 6.16%.
Voici donc pour ce deuxième segment

3°) Autres activités

Les enseignes Dats. Qui sont en fait des stations service, ou Colruyt distribue du carburant de manière automatique. Elles sont aujourd'hui au nombre de 66 et ne sont plus nécessairement dans l'enceinte des magasins sous enseigne Colruyt.

Les trois enseignes suivantes, sont plutôt des sociétés crées, par Colruyt, pour réduire les frais de fonctionnement de ces magasins et de son activité de gros. Cela lui offre une totale indépendance, mais en plus elle est parvenue a générer des activités externe....

Druco Imprimerie. Cette société s'occupe donc de toute la partie imprimerie de Colruyt, mais aussi de commande extérieur.

Inginering Createch : Cette société est spécialisée dans la création de construction de machine destinée à l'automatisation, d'emballage, de palettisations et d'application spéciales Pour Colruyt, mais aussi à l'externe et notamment et en autre pour l'industrie pharmaceutique.

Dolmen Industrial Project : Cette société coordonne des projets clé sur porte en Belgique et à l'international, pour Colruyt, mais à l'externe aussi.....Avec notamment en 2006, la création d'un centre de tri, pour DHL en Espagne et aussi un autre centre de tri, pour Fedex à Paris....Mais également pour des clients en Italie, Allemagne et Hollande

Commentaire : C'est sans doute sur ce point précis que nous pouvons parlé du « génie commerciale » de la direction de Colruyt......Car non seulement se segment est un puissant facteur d'intégration verticale pour le groupe, mais il parvient aussi a se développer à l'externe comme des sociétés indépendantes et donc à créer des revenus, des profits supplémentaire et un rendement de très bon niveau sur les capitaux (investi) propres. Ce segment génère 2.57% de marge net, compte pour 2.97% des profits net et offre un rendement du capital propre de 15.39%. Hormis, les stations service, c'est donc un tour de force sur ce segment, destiné dans un premier temps à améliorer la rentabilité interne seulement.
Conclusion : Quels sont les perspectives de croissance de Colruyt à l'avenir, à la lueur de cette analyse de segment ? Le problème principal que nous avons détecté : nous pensons qu'il n'est pas possible pour Colruyt de procéder à des rachats dans la grande distribution...Pourquoi ?
Tout simplement parce que son modèle principal de magasin Colruyt est trop spécifique et verticalement intégré également de manière trop spécifique. Une autre société de la grande distribution, ne pourrait pas correspondre complètement aux règles actuelles de fonctionnement mise en place. Il est évident que les autres enseignes échappent à ce modèle spécifique "magasin" du groupe Colruyt.

Nous pouvons dès lors envisager deux possibles solutions pour la croissance future.
La première scénario consisterait à penser que les chiffres du bilan et les perspectives d'investissement annoncé par la direction, sont capables de nous fournir tout les éléments permettant de jauger de manière complète la croissance futur afin de valoriser Colruyt .
Si nous nous bornons aux faits. Nous avons des éléments confirmant la lenteur voir la difficulté du groupe Colruyt a imposer ces enseignes en dehors de la Belgique, en France notamment, ou le groupe à mis jusqu'à présent l'accent sur le développement de son activité des gros, plutôt que le segment détail. Le segment de détail, sous enseigne Clolruyt (Colruyt - Coccinelle) comptais en 2001, 43 magasins, en Avril 2007, le nombre de magasin s'élevait à 44, sur la France. Sur 5 ans, il s'est donc ouvert 1 seul magasin. Et aussi depuis la création des enseignes Bio-Planet, et sur les derniers 5 ans un seul magasin à été ouvert en dehors de Belgique, en Hollande.
Si nous nous bornons donc au fait et donc aux objectifs clairement énoncé par la direction sur les investissements futurs...

Voici la croissance que nous pouvons en déduire :

Il s'agit pour l'enseigne Colruyt de croître ces superficie de 10 / 12 000 m² par an. Pour l'enseigne Okay de construire 6 / 8 magasins par an. Et pour Dreamland de construire 1 / 2 magasin par an....
Notre calculs est approximatif, par manque d'information précise dans le rapport annuel, mais nous avons prit comme base les profits net au M² de toutes les enseignes du groupe Colruyt....segment détail.... !!!!
Dans la fourchette basse de la direction, la croissance pour ce segment serait de 3.7%, dans la fourchette haute de 4.8%...

Si nous pensons que pour chaque M² de magasin La direction de Colruyt est capable d'ajouter 4.33% de profits, en plus, nous pouvons très franchement ajouter 3%....en admettant qu'il se perdrait 1% et quelques de marge à l'avenir... !!!!

Nous en sommes donc dans la fourchette basse à 6.7% et dans la haute à 7.33% .
Je pense enfin que nous pouvons ajouter une croissance des profits de 1 à 2% sur les segment de gros et les autres activités, en restant dans des limites extrêmement conservatrice....
Ce qui nous amène dans une fourchette de croissance comprise entre 7.50% à 9.50% pour le futur avec une très haute probabilité.... Et donc un risque extrêmement réduit d'erreur.
Le second scénario possible consisterait à penser qu'une partie de la valeur de Colruyt, n'est pas exprimée dans les chiffres et les faits connus aujourd'hui.
Voici nos arguments en faveur de ce second scénario, beaucoup plus délicat à appréhender !
Tout d'abord, nous ne pensons pas qu'une direction, puissent dévoiler à 100%, sa stratégie futur et peut-être plus encore dans la grande distribution qu'ailleurs, ou la concurrence est acerbe ! Ou la « guerre des nerfs et des prix » est journalière et sans la moindre interruption !!!!!
Le problème de l'extension géographique, en France, ou les faits de notre premier scénario, soulignent la croissance lente voir difficile en dehors de la Belgique, peuvent être analyser d'une autre manière.

La direction de Colruyt dont nous revenons pas sur les grandes qualités, à préférer développer l'enseigne et les magasins d'abord dans le Nord de la France donc à proximité de la Belgique, pour pouvoir garder une contrôle complet sur l'enseigne. A un certain nombre de magasins et donc dans une zone géographiquement précise, il ont préférer se concentrer sur le tissage d'une « toile » de distribution de gros optimale et sur l'ensemble du territoire Français. Dans un premier temps cela augmente les volumes d'achat, permettant de tenir un meilleur contrôle sur les prix, pour l'ensemble des enseignes du Groupe Colruyt aussi bien en France qu'en Belgique. Dans un second temps, cela permet, d'implanter de nouveau magasins en France, sans, partir dans l'inconnu et désormais plus rapidement.....Et dans un troisième temps enfin, le gain d'une certaine compétence, sur un marché étranger et assez vaste, comme le marché Français, permettant dès lors d'aborder d'autre pays avec plus d'expérience et d'assurance.

La direction de Colruyt, nous a toujours habituer à une certaine prudence, le « pas à pas » réfléchis, « les boeufs, puis la charrette » ... !!!!!!

Un deuxième et dernier argument peu résider dans le fait que si le groupe Colruyt, n'est pas en mesure, selon nous, de pouvoir acheter, un autre acteur de la grande distribution, pour cause de spécificité de ces magasins sous enseigne Colruyt, il est par contre tout à fait possible qu'il puisse acheter, un acteur ayant une activité commerciale précise, qui pourrait parfaitement s'intégrer dans la gestion spécifique du groupe......Les enseignes parfaitement intégrée DreamLand et Bio-Planet, nous fournisse une piste dans ce sens. Mais il est aussi de l'ordre du possible que ce développement, soit bien plus lent, qu'attendu par le marché.

Nous pensons donc que si valeur supplémentaire de croissance non inscrite au bilan et dans les rapports annuels, il y a, elle est complètement induite dans le savoir faire et la capacité de la direction à créer de la valeur, pour l'actionnaire.

Chiffrer ou ne pas tenir compte de cette possibilité, reste à l'appréciation de chacun, mais nous pensons dans le groupe Valeur et Conviction qu'il est possible d'encadrer cette valeur dans une fourchette supplémentaire de croissance annuel comprise entre 4.50% et 7.50%.
Ce qui nous donnerait un possible croissance des profits net de Colruyt comprise entre 12% et 17%, pour le futur.

E. Valorisation

Après discussion entre nous, nous sommes arrivés au consensus suivant en matière de croissance et de taux d’actualisation :

Croissance future escomptée : 8,20 % (soit avec une marge de sécurité de 40 % par rapport à la croissance espérée dans notre analyse ci-dessus
Taux d’actualisation : 6 %
Tout d’abord, nous vous proposons de déterminer le prix maximum que nous payerions pour acquérir des actions Colruyt.

1. Formule de Graham

9,62 X (8,5 + 2 X 8,20) = 239.5
Prix d’achat avec une marge de sécurité de 50 % : 119,77
2. Multiple du bénéfice

Nous sommes disposés à payer 13 X les bénéfices 2007 soit 115,05 euros

3. Actualisation des Free Cash Flow

Comme énoncé ci-dessous, nous avons ajouté au FCF, les investissements immobiliers réalisés par la société dans une proportion de 70 %.
En tablant donc sur un taux de croissance long terme de 8,20 %, un taux d’actualisation de 6 % et une marge de sécurité de 50 % par rapport à la valeur intrinsèque choisie, nous obtenons un prix d’achat de 148,4 euros

4. Synthèse

La moyenne des 3 prix d’achat acceptables que nous avons calculés nous donne donc un prix d’entrée pour Colruyt à 127,74 euros.Enfin, toujours en tablant sur les hypothèses présentées ci-dessous, en partant d’un FCF redressé et investissements immobiliers inclus 2007 de 7,77 euros, nous anticipons un FCF 2017 de 17,09 euros et donc, actualisé à 6 %, un cours de 284,83 euros.

Au cours actuel de 162,35 euros, nous pouvons donc espérer un rendement annuel de 6,4 %
auquel nous ajoutons un dividende moyen de 3 %. Le retour que l’acheteur peut donc espérer d’un investissement en Colruyt pour les 10 prochaines années serait donc de 9,4 %.

mardi, février 12, 2008

Le marché est réellement irrationnel ... (mise à jour de Dynaction)

Souvenez-vous ! A ses débuts, notre portefeuille-type était investi en Dynaction, maison-mère de PCAS, une société spécialisée en chimie fine et synthèse pharmaceutique en phase de turnaround.

A la mi-juin 2007, nous avions vendu l'action avec une petite PV d'une quinzaine de pourcents parce que nous apprenions l'émission par PCAS d'un emprunt obligataire assorti de bons de souscription. La crainte d'une dilution de la participation de Dynaction nous avait fait prendre cette décision.

Le détail des argumentaires d'achat et de vente de la société durant sa durée de détention sont disponibles ici : http://valeurconviction.blogspot.com/2007_06_01_archive.html .

Après notre vente, le cours de Dynaction a continué à progresser nous faisant douter de la justesse de notre raisonnement concernant les effets d'une éventuelle dillution pour culminer à 17,48 euros le 21 juin 2007.

Aujourd'hui, le cours de Dynaction se situe à 8,20 euros. Or, qu'y a- t-il eu comme nouvelles depuis ce fameux point culminant du 21/06 ?

- Sur les trois premiers trimestres de 2007, le chiffre d'affaires de PCAS a augmenté de 7,2 %

- Au cours du premier semestre, le résultat opérationnel courant a augmenté de 35 %, le bénéfice net par action (encore symbolique il est vrai) ayant augmenté de 50 % !

- Augmentation de la participation de PCAS dans la biotechnologique Proteus (déjà partenaire de PCAS dans PCAS biosolution) de 6 à 32 % du capital.

Tous ces éléments tendent à confirmer le turnaround de PCAS. Au cours actuel de PCAS et en attendant les comptes détaillés de 2007, nous fixons la valeur intrinsèque de Dynaction à 10,76 euros, soit 30 % au- dessus du cours actuel. Compte tenu de la dilution que pourrait provoquer l'exercice des bons de souscription, nous fixons la valeur "à casser" de PCAS à 5,42 euros (lorsque l'on sait que ces fameux BS ne pourront être exercé qu'à 6,90 et 9 euros, cela laisse de la marge). Si on intègre la valeur à casser de PCAS pour calculer la valeur intrinsèque de Dynaction, nous arrivons à un montant de ... 15,12 euros soit 80 % au-dessus du cours actuel. Ce calcul ne se base que sur les données des comptes annuels de 2006. D'ici quelques jours, les résultats 2007 de PCAS seront disponibles et il est probable que nous pourrons fixer une valeur intrinsèque pour PCAS au-dessus de cette valeur à casser ...

Tout ceci pour conclure deux choses :

1. Dynaction nous semble à nouveau digne d'achat

2. Les marchés sont bel et bien irrationnel. A l'annonce d'une nouvelle qui, si elle comportait des points positifs, n'en présentait pas moins des invonvénients, le cours de l'action augmente d'une quinzaine de pourcents. Toute les informations qui suivent sont encourageantes et le cours baisse de plus de 50 % !!! La maxime "le marché a toujours raison" est probablement une des plus inapropriées qu'il existe.

mercredi, février 06, 2008

WAL-MART - analyse collective

Fidèles à notre philosophie et ignorant la volatilité des marchés, nous continuons à rechercher des entreprises intéressantes tant sur le plan qualitatif que sur le plan de leur valorisation. Aujourd'hui nous vous proposons l'analyse de Wal-Mart.

A. Présentation générale

1. La société en bref

Wal-Mart est un groupe américain spécialisé dans la grande distribution fondé par Sam Walton et aujourd'hui présidé par S Robson Walton.

En 2006, avec des ventes s'élevant à 351,1 milliards de dollars et 11,2 milliards de dollars de bénéfices (soit approximativement le budget de la France), Wal-Mart a repris la place de première entreprise mondiale en terme de chiffre d'affaires. De plus avec 1,9 million de salariés travaillant dans plus de 6 100 supermarchés et hypermarchés (mais aussi dans les filiales), le groupe peut revendiquer le titre de plus grosse entreprise du monde. C'est le premier employeur privé aux États-Unis avec 1,2 million de salariés, appelés « associés » mais aussi celui du Mexique sous l'enseigne Walmex. Wal-Mart est le premier distributeur généraliste des États-Unis avec 3 500 magasins et 20 % de part de marché estimée et le premier distributeur de jouets avec 45 % de part de marché estimée, ayant dépassé Toys "R" Us à la fin des années 1990.

Fondé sous ce nom en 1962, il s'est rapidement développé en Arkansas, puis a dominé tous les États-Unis pour commencer à s'internationaliser à partir de 1991. En Europe, les magasins sont présents en Grande-Bretagne sous l'enseigne ASDA et étaient présents en Allemagne (1997-2006). Wal-Mart s'attaque désormais au marché asiatique : installé en Chine depuis 1996, le groupe emploie en 2006 dans ce pays une trentaine de milliers de travailleurs. Il est également présent au Japon sous l'enseigne Seiyu. En 2005, 20 millions de clients fréquentaient les magasins Wal-Mart en moyenne chaque jour

2. L’action en bref

Au 04/02/2008
Bourse de New York
ISIN : US9311421039
Cours : 51,18 USD

Prévisions des analystes
........................2007......2008.......2009
BNA................3,11........3,45.........3,86
Dividende......0,88........0,98........1,09
Rendement....1,71 %.... 1,91%..... 2,13%
PER.................16,5........14,8........ 13,3

3. Histoire de la société

Création et expansion de l'entreprise

L'entreprise fut fondée le 31 Octobre 1969 sous le nom Wal-Mart Stores, Inc, et en 1970 elle ouvrit son siège à Bentonville, Arkansas, ainsi que son premier centre de distribution.

Lors de son vingt-cinquième anniversaire en 1987, l'entreprise comptait 1,198 magasins et des ventes atteignant les 15,9 milliards de dollars pour 200,000 employées. Cette année fut aussi marquée par l'accomplissement du réseau de satellites de l'entreprise (un investissement chiffré à 24 millions de dollars), permettant de lier tous les unités d'opérations de l'entreprise avec le Bureau de Bentonville par des échanges de voix, de données, et une communication vidéo (alors seulement dans un sens). A l'époque, c'était le plus grand réseau privé de satellite, et il permettait à l'entreprise de répertorier l'inventaire, les ventes, et de communiquer instantanémment avec les différents magasins. L'année suivante, Sam Walton laissa sa place de PDG à David Glass. Cependant, Walton resta dans l'entreprise sous le titre de "Chairman of the Corporate Board of Directors", et l'entreprise restructura également les managers "seniors", et donna des promotions à des cadres leur permettant d'acquérir une plus grande responsabilité.

Egalement en 1988, le premier Wal-Mart Supercenter ouvrit à Washington, Misssouri. Wal-Mary étendit son concept de "superstore" durant les années 90, et peu de temps après, l'entreprise surpassa Toys "R" Us pour la vente de jouets. Wal-Mart commença à ouvrir des magasins lointains, et entra en Amérique du Sud en 1995 avec des magasins en Argentine et au Brésil, et racheta ASDA au Royaume-Uni pour 10 milliards de dollars en 1999.

De 2000 à nos jours

En 2000, quand H. Lee Scott fut nommé Président et PDG de l'entreprise, les ventes ont encore augmenté pour atteindre le total de 165 milliards de dollars. En 2002 Wal-Mart fit son entrée dans la liste Fortune 500 qui recense les plus grandes entreprises mondiales, avec un chiffre d'affaires de 219,8 milliards de dollars pour 6,7 de profits. Ensuite, l'entreprise fut classé première tous les ans à partir de 2002 (excepté en 2006).

En fait, l'évolution aux Etats-Unis fut si rapide qu'il ne reste maintenant plus que quelques rares endroits où il n'y est pas un Wal-Mart à moins de 100km. Toujours cette année là, dans l'objectif de devenir plus respectueuse de l'environnement, l'entreprise créa deux nouveaux magasins expérimentaux, l'un à McKinney au Texas et l'autre à Aurora au Colorado, possédant des éoliennes, des panneaux photovoltaiques..etc.

Le 12 septembre 2007, après 19 années sans changement, Wal-Mart lance un nouveau slogan "Save Money Live Better (Conserver son argent, vivre mieux) à la place du célébrissime Always Low Prices, Always (Toujours des prix bas, toujours).

Projets et développement

La société Wal-Mart très impliquée dans le développement des étiquettes RFID n'a pas atteint en 2006 les objectifs ambitieux qu'elle s'était fixée à savoir mettre en place cette technologie dans douze de ses cent trente-sept centres de distribution.

Droits des travailleurs

Le 1er mai 2007, Human Rights Watch a publié un rapport sur la répression des droits des salariés et du syndicalisme dans l'entreprise. Les directeurs sont formés pour et tenus de combattre toute implantation syndicale ou toute action revendicative y compris légale, ce qui, du fait des lois américaines offrant de très faibles protections aux salariés, conduit à ce que les salariés ont été incapables de mener des actions collectives pour faire valoir leur droit, en matière de salaires, d'heures de travail ou de lutte contre la discrimination sexuelle.

Commentaire :

Bel exemple de réussite capitaliste.
Gros point noire sur les problèmes de droits des travailleurs.

4. Répartition géographique

Répartition du CA :

• Distribution aux Etats-Unis (77,6%)

• Distribution à l'international (22,4%) :

-Mexique (889 points de ventes, dont 314 à l'enseigne Mi Bodega Express, 219 Bodegas, 100 Superamas et Mi Bodega, 77 Sam's Club et 61 Suburbias)
-Amérique centrale (413)
-Japon (392)
-Royaume Uni (335, dont 323 ASDA et 12 George Stores)
-Brésil (299, dont 157 Bompreço, Mercadorama et Nacional, 19 Sam's Club, 15 Todos Dias et 11 Maxxi Alacado)
-Canada (289)
-Porto Rico (54, dont 31 Amigos et 9 Sam's Club)
-Argentine (13)

Commentaire :

Le marché domestique est majeur et semble saturé, mais Wal-Mart s’oriente de plus en plus à l’international (avec plus ou moins de succès, notamment en Allemagne).
Les relais de croissance en Amérique du Sud et en Asie (principalement Chine) semblent importants.


5. La direction

Samuel Robson Walton (né en 1944), dit "Rob" Walton, est le fils aîné de Sam Walton, fondateur de Wal-Mart, et l'un de ses héritiers avec ses frères Jim et John Walton, sa sœur Alice et sa mère.

Il fait ses études au Wooster College à l'Université de l'Arkansas ainsi qu'à l'Université de Columbia à New York.
Rob rejoint Wal-Mart en 1969. Le 7 avril 1992 (2 jours après le décès de son père) il est nommé président du conseil d'administration. Il est le seul Walton à y travailler depuis la mort de son frère John.
La famille Walton se partage une fortune de 90,7 milliards de dollars.

Commentaire :
On peut réellement parler d’une entreprise familiale. Samuel ne semble pas avoir été parachuté et connaissais déjà bien l’entreprise avant la succession.

B. Analyse du business
1. La concurrence :
Il est clair qu'avec une société active dans la grande-distribution, il est difficile d'échapper à une concurrence féroce.
La grande force de Wal Mart est sa taille qui lui confère un avantage au niveau des achats et une force de frappe importante pour pénétrer de nouveaux marchés.
2. L'organisation :
Tout le modèle Wal Mart est basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Les directeurs sont formés pour contrer toute revendication syndicale, même légale.
En Allemagne, Wal Mart avait créé une hot-line afin que les employés puissent se dénoncer les uns les autres, et ce pour empêcher de flirter ! Wal Mart s'est retiré d'Allemagne.
Aux USA, Wal Mart n'a connu qu'une seule représentation syndicale : celle des bouchers. La viande préemballée a remplacé ce département ! Human Rights Watch a fait un rapport condamnant Wal Mart pour non- respect du droit des travailleurs.

3. Relais de croissance :

La croissance future se fera par l'internationalisation plus poussée du groupe et ce grâce à des acquisitions de taille. Actuellement, Wal Mart est surtout présente en Amérique et en Grande-
Bretagne, il lui reste donc à conquérir le reste du monde... Dans les années 90, Wal Mart est entré en Chine et au Japon. Il est clair que l'Asie constitue le plus gros relais de croissance.
Par contre, Wal Mart s'est retiré de l'Allemagne, marché très difficile à pénétrer, comme souvent en Europe.
4. Points faibles

- Pas d'expérience hors Amérique hormis la Grande-Bretagne
- Internationalisation très difficile en Europe
- Poids des USA dans les ventes (manque de diversification)
- Mépris total des salariés

C. Analyse des comptes annuels

I. Analyse des comptes consolidés

1. Evolution du nombre d'actions


Sur 10 ans, le nombre d'actions a diminué de 8.7 %

2. Chiffre d'affaires par action

Sur 10 ans, celui-ci a augmenté de 14 % en rythme annuel. Sur les 5 derniers exercices, la hausse annuelle s'élève à 11.1 % alors que la moyenne du secteur est de 10.5 %

3. Bénéfice par action

Sur 10 ans, celui-ci a augmenté de 16 % en rythme annuel. Sur les 5 derniers exercices, la hausse annuelle s'élève à 13.6 % alors que la moyenne du secteur est de 13 %

4. FCF par action

Sur les 4 derniers exercices, la croissance du FCF est de 18 % par an. Il s'établit à 1.09 USD à la clôture de l'exercice 2007.

5. FCF redressé par action

Sur les 4 derniers exercices, la croissance du FCF est de 9 % par an. Il s'établit à ...0.58 à la clôture de l'exercice 2007. Cette faiblesse du FCF, nous l'avons constatée chez d'autres distributeurs. Elle est due au fait que, pour assurer sa croissance, une société de distribution doit investir énormément dans des biens immobiliers. Afin de valoriser plus justement Wal-Mart, nous avons décidé de ne pas considéré l’entièreté des investissements immobiliers comme une sortie de cash mais plutôt comme du placement financier à long terme. Pour ce faire, nous ajoutons au Free cash flow redressé, l’entièreté des investissements annuels en terrains et 70 % des investissements annuels en construction. La croissance de ce free cash flow redressé s’élève annuellement à 16 % au cours des 4 derniers exercices et celui-ci est de 3,74 USD par action à la clôture de l’exercice 2007.

6. Marge brute par action

De 23.19 % à la clôture du dernier exercice, elle fut en moyenne de 22.6 % sur les 5 derniers exercices là où le secteur affiche un moyenne de 23.2 %

7. Marge nette par action

De 3.2 % à la clôture du dernier exercice, elle fut en moyenne de 3.5 % sur les 5 derniers exercices là où le secteur affiche un moyenne de 3.4 %

8. Rendement des fonds propres

De 18.3 % à la clôture du dernier exercice, elle fut en moyenne de 20.2 % sur les 5 derniers exercices là où le secteur affiche un moyenne de 19.2 %.

9. Fond de roulement par action

Il est de 1.26 USD par action à la clôture 2007 mais fut constament (légèrement) négatif les 4 exercices précédents.

9. Trésorerie nette par action

Elle s'élève à 1.17 USD à la clôture du dernier exercice en légère hausse au cours des 5 derniers exercices.

10. Rapport bénéfice/dette à long terme

Ce rapport a oscillé entre 40 et 45 % entre les exercices 2003 et 2005. Pour les exercices 2006 et 2007, il s'établit aux alentours de 37 % .


11. La rotation des stocks

En moyenne, les stocks de Wal-Mart tournent 7.2 X sur une année alors que le secteur parvient à faire tourner les stocks à 7.5 X.


12. La rapport frais généraux/chiffre d'affaires

Ce rapport était de 17.3 % en 2003. Depuis, il est en hausse constante et s'établit à 18.4 % au dernier exercice.

II. Analyse des segments

Nous pensons tout d’abord que comprendre les segments de Wal Mart revient à comprendre l’évolution de certain paramètre lié au différent type de magasins, mais également par rapport au fait qu’il soit sur le territoire US ou à l’extérieur. C’est aussi à notre sens d’une importance majeur, pour tenter de comprendre la croissance future de Wal Mart.

Il existe 4 types de magasin Wal Mart au USA. Tout d’abord les Super Center, le Discount Strore et le Neigborhood….Les deux derniers cités ont la particularité d’avoir une surface plus petite et un assortiment réduit….A cela s’ajoute le Sam’s Club, qui est la partie vente en ligne de Wal Mart et qui sont en fait des entrepôts, plus que des magasins à proprement parlé….

Sur le plan international, Wal Mart ayant racheté certains acteurs de la grande distribution, le modèle est plus hétéroclite et donc impossible à classé de la même manière qu’au USA.

Je vais évidemment revenir dans de nombreux détails, mais nous avons décidé, pour ne pas compliqué outre mesure, de regrouper les 3 types de Wall Mart USA (Super Center, Discount Strore, Neigborhood) sous la dénomination Wal Mart USA, nous séparons, la vente en ligne que nous nommerons Sam Club et pour la partie international, Wal Mart International.

Nous précisons d’emblée les surfaces moyennes de différents type de Wal Mart USA, puisque nous n’y reviendrons plus séparément, mais aussi des Sam Club et Wal Mart international….Nous avons toutes fois converti la surface exprimées en pied des rapport annuels en mètre carré (Une surface exprimée en pied équivaut à 0.0929M²) Ce qui vous permettrait éventuellement de comparer avec d’autre acteur de la grande distribution européennes…Les Super Center mesurent 17.300 M², les Discount Store 9.800 M², Les Neigborhood 4.500 M², La moyenne de ces trois types de magasins et donc de ce que nous appellerons Wal Mart US est de14.500 M², les Sam Club 14.200 M² et les Wal Mart internationaux 6.400M². Ce qui nous semble sauter aux yeux de prime à bord, c’est la surface moyenne à l’international qui est de la moitié de celle des Wal Mart USA…..

Nous avons décidé de vous présenter, pour un maximum de clarté tout d’abord 5 paramètres séparément. Ensuite, nous comparerons certains de ces paramètres entre eux, que nous intitulerons « interconnexion ».

1° Le revenu total

Sur la période 2001 -2006, le revenu total de Wal Mart a augmenté de 71.50%, annualisé sur 5 ans cela nous donne une croissance de 11.39%

Sur la même période Wal Mart USA qui représente en 2006, 65.59% du revenu total à augmenté de 74.86%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 11.83%

Sur la même période Sam Club qui représente en 2006, 12.05% du revenu total à augmenté de 52.08%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 8.75%

Sur la même période Wal Mart International qui représente en 2006, 22.35% du revenu total à augmenté de 158.28%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 20.90%

2° Le nombre de magasins

Sur la période 2001 -2006, le nombre de magasins Wal Mart a augmenté de 57.87%, annualisé sur 5 ans cela nous donne une croissance de 9.56%

Sur la même période Wal Mart USA qui représente en 2006, 50.79% du nombre de magasins a augmenté de 25.47%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 4.64%

Sur la même période Sam Club qui représente en 2006, 8.54% du nombre de magasins a augmenté de 15.80%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 2.98%

Sur la même période Wal Mart International qui représente en 2006, 40.67% du nombre de magasins a augmenté de 162.57%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 21.30%

3° La surface totale des magasins

Sur la période 2001 -2006, la surface totale des magasins Wal Mart a augmenté de 61.15%, annualisé sur 5 ans cela nous donne une croissance de 10.01%

Sur la même période Wal Mart USA qui représente en 2006, 66.96% de la surface totale des magasins à augmenté de 51.56%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 8.67%

Sur la même période Sam Club qui représente en 2006, 9.45% de la surface totale des magasins à augmenté de 23.46%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 4.30%

Sur la même période Wal Mart International qui représente en 2006, 23.58% de la surface totale des magasins à augmenté de 130.82%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 18.21%


4° Le revenu total au mètre carré par magasin

Sur la période 2001 -2006, le revenu total au mètre carré par magasin Wal Mart a augmenté de 6.42%, annualisé sur 5 ans cela nous donne une croissance de 1.25%

Sur la même période Wal Mart USA le revenu total au mètre carré par magasin à augmenté de 7.31%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 1.42% (ce revenu au M² est de –2.05% par rapport à la moyenne total)

Sur la même période Sam Club le revenu total au mètre carré par magasin à augmenté de 14.78%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 2.56% (ce revenu au M² est de +27.53% par rapport à la moyenne total)

Sur la même période Wal Mart International le revenu total au mètre carré par magasin à augmenté de 4.08%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 0.80% (ce revenu au M² est de –5.22% par rapport à la moyenne total)

5° Surface Moyenne par Magasin

Sur la période 2001 -2006, la surface moyenne par magasinWal Mart a augmenté de 2.07%, annualisé sur 5 ans cela nous donne une croissance de 0.41%

Sur la même période Wal Mart USA la surface moyenne par magasin a augmenté de 20.79%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 3.85% (Cette surface moyenne est de +31.85% par rapport à la moyenne total)

Sur la même période Sam Club la surface moyenne par magasin a augmenté de 6.61%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une croissance de 1.29% (Cette surface moyenne est de +10.66% par rapport à la moyenne total)

Sur la même période Wal Mart International la surface moyenne par magasin a diminué de –12.09%, annualisé sur 5 ans, cela nous donne une décroissance de –2.54% (Cette surface moyenne est de –42.01% par rapport à la moyenne total)

Voilà donc pour les paramètres. Voici à présent, ce que nous en avons déduit.

Interconnexion N°1.

La croissance des revenus de Wal Mart, n’est pas liée aux nombres de magasins, mais à la surface des magasins. Sur l’ensemble des revenus, cela ne saute pas aux yeux, car la croissance annualisée sur 5 ans est de 11.39%, alors que cette croissance annualisée sur 5 ans des magasins est de 9.56%…Tandis que la croissance de la surface annualisée sur 5 ans est de 10.01%….

Par contre en prenant le segment Wal Mart USA, cela devient beaucoup plus net. Wal Mart USA en 2006 génère 65.59% du revenu total. Alors que le nombres de magasin représente 50.79% du total, mais que la surface représente 66.96% de la surface total. Chiffre donc très proche de la part des revenus.

Interconnexion N°2

La comparaison de ce que l’on appelle la vente à périmètre comparable, c’est a dire le paramètre numéro 4 est en partie lié à la faculté de Wal Mart d’augmenter ses surfaces moyennes par magasin, le point numéro 5, hormis pour ces surfaces désignées pour la vente en ligne….

Commençons par la comparaison à périmètre comparable, qui peut être formulé de la sorte, par la capacité d’ajouter des revenus par rapport à chaque mètre carré…..Le revenu annuel total d’un mètre carré s’élevait en 2006 à 4602 $, en 2001 les revenus annuel aux mètres carré s’élevait à 4324$, soit une croissance à périmètre comparable de 1.25% annualisé sur 5 ans….Voyons ensuite chaque segment. Wal Mart USA avait des revenus annuel au m² en 2006 de 4508$, en 2001, il était de 4200$ soit une croissance annualisée de 1.42%….Les Sam Club avait des revenus annuels au m² de 5869$ en 2006, en 2001, il était de 5122$, soit une croissance annualisée de 2.42%…. Wal Mart international avait des revenus annuel au m² en 2006 de 4361$, en 2001, il était de 4190$, soit une croissance annualisée de 0.80%.

Commentaire : en dehors de la vente en ligne représentée par les Sam Club qui ne sont pas dépendant de la surface de vente, mais plutôt du nombre de clients qui commandent en ligne qui fait augmenter mécaniquement la vente à périmètre comparable, on peu remarquer que la faculté d’augmenter les revenu au Mètre carré de Wal Mart USA est 76% plus important qu’a l’international 1.42% WM USA pour 0.80% WM International….C’est un premier point qui me semble important pour comprendre la différence entre les USA et l’international dans le développement de Wall Mart.

Penchons nous à présent sur les surfaces moyennes par magasin. La surface moyenne par magasins Wal Mart était en 2006 de 11.059 M², en 2001 elle était de 10.834M², soit en croissance annualisée sur 5 ans de 0.41%…..Voyons ce qu’il en est sur les segments….La surface moyenne des magasins Wal Mart USA était de 14.581 M² en 2006, en 2001 elle était de 12.071 M², soit une croissance annualisée de 3.85%….Pour les Sam Club, la surface moyenne 2006 était de 12.237 M², en 2001 elle était de 11.478 M², soit une croissance annualisée à 5 ans de 1.29%….Pour Wal Mart International, la surface moyennes de magasins était en 2006 de 6413 M², alors qu’en 2001, elle était de 7295 M², ce qui signifie que la surface des magasins à l’international, ont diminué de 12.09% sur 5 ans ou ont diminué de 2.54% annualisé.

Commentaire : Si nous comparons cette fois la surface moyenne par magasin de Wal Mart USA de 14.581M² et de Wal Mart international de 6413 M² la différence est de 127% en faveur de WM USA……Donc d’un côté, nous avons cette différence de surface moyenne de 127% et de l’autre le revenu au mètre carré de 76% en faveur de Wal Mart USA…

Le rapport annuel de Wal Mart nous informe sur le segment USA que de nombreux magasins Discount 9800 M² et Neigborhood 4500 M², sont transformé en Supercenter 17.300 M², ce qui explique la croissance Moyennes des surface sur Wal Mart USA .


Les produits composant les revenus par segment

La répartition de ces segments n’ayant pratiquement pas changé au fil des ans, voici la répartition 2006.
Alimentation, sucrerie, tabac 31%
Bien de consommation durable 18%
Bien de consommation léger et produit domestique 15%
Produit Electronique 10%
Produit Pharmaceutique 9%
Produit de sport et jouet 5%
Produit de livres 2%
Développement photo 1%
Bijouterie 1%
Chaussure 1%

Conclusion : aujourd’hui Wall Mart dispose de 6779 magasins dans le monde dont 4022 sur le territoire des USA et 2757 hors USA. La surface des magasins au USA ont augmenté de 8.07% annuellement sur 5 ans, tandis que la surface à l’international à augmenté de 18.21% annuellement sur 5 ans
La question de la croissance de la société pose problème aujourd’hui à cette taille. Cette analyse de segment, nous permet de penser que la seule solution pour Wal Mart est une croissance à l’international. Mais ce que nous avons donc détecté, c’est un problème de vitesse, si je puis dire. Les revenus étant liés à la surface des magasins, pour maintenir, une croissance des revenus autour de 10% comme aujourd’hui, Wal Mart doit ouvrir deux fois plus de magasins à l’international….En rapport avec la moyenne….Par exemple un Wal Mart Super Center USA, c’est 2.33 X la surface d’un Wal Mart international…..

III. La direction

Nos trois critères sur la période 2001 – 2006, soit sur 5 ans

Les profits par actions ont augmenté de 81.88%
Les 4 meilleurs salaires par action ont augmenté de 94.06%
La différence est donc de 12.18% des salaires supérieurs au profit….Notre marge de tolérance étant de 15%, par rapport aux profits, ce premier critère s’encadre.

Le rapport Salaire par action, Profit par action

Ce rapport était de 0.1168% en 2001, et était de 0.1339% en 2006, soit en augmentation de 14.71% sur 5 ans.
Notre marge de tolérance étant de maximum 15% pour ce rapport, ce second critère s’encadre de justesse

Quand à la moyenne de dilution à 5 ans, elle est de 0.11% ce qui est très raisonnable.

Nous pouvons donc affirmer, même si deux de nos critères seront à surveiller à l’avenir, que la direction de Wal Mart est rémunérée de manière rationnel.

IV. Valorisation

Après discussion entre nous, nous sommes arrivés au consensus suivant en matière de croissance et de taux d’actualisation :

Croissance future escomptée : 7,7 %
Taux d’actualisation : 6 %

Tout d’abord, nous vous proposons de déterminer le prix maximum que nous payerions pour acquérir des actions Wal-Mart.

1. Formule de Graham
3,45 X (8,5 + 2 X 7,7) = 82,5

Prix d’achat avec une marge de sécurité de 50 % : 41,25

2. Multiple du bénéfice

Nous sommes disposés à payer 13 X les bénéfices 2007 soit 40,43 USD

3. Actualisation des Free Cash Flow

Comme énoncé ci-dessous, nous avons ajouté au FCF de 1,09, les investissements immobiliers réalisés par la société dans une proportion de 100 % des investissements en terrain et 70 % des investissements en construction.

En tablant donc sur un taux de croissance long terme de 7,7 %, un taux d’actualisation de 6 % et une marge de sécurité de 50 % par rapport à la valeur intrinsèque choisie, nous obtenons un prix d’achat de 67,27 USD

Sous peu, nous vous proposerons un petit explicatif concernant cette méthode de valorisation.

4. Synthèse

La moyenne des 3 prix d’achat acceptables que nous avons calculés nous donne donc un prix d’entrée pour Wal-Mart à 49,65 USD.

Enfin, toujours en tablant sur les hypothèses présentées ci-dessous, en partant d’un FCF redressé et investissements immobiliers inclus 2007 de 3,74 USD, nous anticipons un FCF 2017 de 130,83 USD. Au cours actuel de 51,18 USD, nous pouvons donc espérer un rendement annuel de 11 % auquel nous ajoutons un dividende moyen de 2 %. Le retour que l’acheteur peut donc espérer d’un investissement en Wal-Mart pour les 10 prochaines années serait donc de 13 %.

vendredi, février 01, 2008

Zone Est - Européenne en Janvier 2008. Les indices et les devises

La progression des devises Local par rapport à l'Euro

---- - Variation----- Total---
---- - Devise-------- 2008----
---- - ----------------- Jan
-1 - R.Tchèque-) 2,08%
-2 - Estonie-----) 1,39%
-3 - Croatie-----) 0,61%
-4 - Slovaquie--) 0,24%
-5 - Autriche----) 0,00%
-6 - Grèce--------) 0,00%
-7 - Slovénie----) 0,00%
-8 - Pologne----) -0,10%
-9 - Bulgarie-----) -0,34%
10 - Lituanie-----) -0,98%
11 - Létonie-----) -1,03%
12 - Russie------) -1,30%
13 - Macédoine) -1,69%
14 - Turquie-----) -1,69%
15 - Malte--------) -1,70%
16 - Chypre------) -1,84%
17 - Ukraine-----) -1,90%
18 - Hongrie-----) -2,18%
19 - Roumanie-) -2,52%
20 - Serbie-------) -3,90%

---- - Moyenne---) -0,84%

Commentaire : Nous voici déjà un mois plus tard en 2008 et pour la deuxième année consécutive les devises de la zone Est ouvre en recul face à l'Euro, en Janvier 2007,la moyenne des devises reculait de - 0.14%, aujourd'hui en cette fin janvier 2008, la moyenne recul de -0.84%. Quatre devises seulement ce sont appréciées face à l'Euro, tandis que le Leu roumain, le dinar Serbe et le Forint hongrois, se sont dépréciez de plus de 2% en un mois.....Depuis son sommet de Juin, je rappelle que le Leu Roumain à perdu 20% de sa valeur face à l'Euro.....Un risque devise toujours bien présent donc sur cette zone !!!!!

La progression Mensuel des indices en devise Local
---- - Variation----- Janv----- ---) Dec-----
---- - Indice--------
-
-1 - Slovaquie--) 0,50% ---) 0,61%
-2 - Malte--------) -1,13% ---) 3,29%
-3 - Ukraine-----) -4,24% ---) 8,27%
-4 - Serbie-------) -6,81% ---) 4,13%
-5 - Létonie-----) -6,90% ---) -4,01%
-6 - Macédoine) -8,19% ---) 17,88%
-7 - Slovénie----) -9,93% ---) 2,29%
-8 - Hongrie-----) -10,52% ---) 1,85%
-9 - Lituanie-----) -11,10% ---) 0,86%
10 - Croatie-----) -14,16% ---) 12,49%
11 - Pologne----) -14,58% ---) -2,53%
12 - Estonie-----) -14,76% ---) 3,23%
13 - Autriche----) -14,87% ---) 0,92%
14 - Grèce--------) -16,59% ---) 1,89%
15 - R.Tchèque-) -17,38% ---) 2,31%
16 - Russie------) -19,20% ---) 1,16%
17 - Bulgarie-----) -20,62% ---) 0,19%
18 - Chypre------) -20,82% ---) -4,85%
19 - Turquie-----) -23,54% ---) 2,20%
20 - Roumanie-) -23,72% ---) 10,48%

---- - Moyenne---) -12,93% ---) 3,13%

21 Russie RTS² -8,87% 10,51%

Commentaire : Si je vous disais que depuis 2005, le mois de Janvier a toujours été le mois ou la moyenne de la zone Est s'appréciait le plus de l'année, espérons que ce mois de janvier 2008, ne sera pas la meilleurs performance mensuel de l'année 2008 !!!!!!
Plus sérieusement, nous pouvons constater que cela à bien tanguer sur la zone et que la correction est d'ampleur. Quatre indices ont reflué de plus de 20%, l'indice Bulgare, Turque, Chypriote et Roumain.....L'indice Russe Big cap qui semblait plutôt bien résister à la mi-janvier, perd finalement pas loin de 20% également !!!!! Rien ne résiste donc à la panique généralisée !!!!!
Nous noterons également que seul l'indice Slovaque termine sur une légère note positive et nous pouvons également ajouter que l'indice Maltais et Ukrainien tire également pas mal leur épingle du jeu, avec des reculs assez limitez. La moyenne des indices recules donc de -12.93%....La précédente baisse record, n'est pas si éloignée que cela, puisqu'elle date de Novembre 2007 ou la moyenne des indices avait reculé de -8.31%, donc sur 3 mois et sur une base de 100 cette moyenne des indices de la zone Est à perdu -17.67% !!!!! Vous avez dit opportunité !!!!! Oui évidemment !!!!! De mon point de vue, une superbe opportunité de prendre le train, ou de renforcé en toute sérénité qui ne s'est plus présentée depuis Mai 2005 !!!!!!

La progression des indices en devise locale et en Euro en 2008

---- - Variation------ )-----2007 ---) Devise ---) Total
---- - Indice--------
-
-1 - Slovaquie--) 0,50% ---) 0,24% ---) 0,74%
-2 - Malte--------) -1,13% ---) -1,70% ---) -2,81%
-3 - Ukraine-----) -4,24% ---) -1,90% ---) -6,06%
-4 - Létonie-----) -6,90% ---) -1,03% ---) -7,86%
-5 - Macédoine) -8,19% ---) -1,69% ---) -9,74%
-6 - Slovénie----) -9,93% ---) 0,00% ---) -9,93%
-7 - Serbie-------) -6,81% ---) -3,90% ---) -10,44%
-8 - Lituanie-----) -11,10% ---) -0,98% ---) -11,97%
-9 - Hongrie-----) -10,52% ---) -2,18% ---) -12,47%
10 - Estonie-----) -14,76% ---) 1,39% ---) -13,58%
11 - Croatie-----) -14,16% ---) 0,61% ---) -13,64%
12 - Pologne----) -14,58% ---) -0,10% ---) -14,67%
13 - Autriche----) -14,87% ---) 0,00% ---) -14,87%
14 - R.Tchèque-) -17,38% ---) 2,08% ---) -15,66%
15 - Grèce--------) -16,59% ---) 0,00% ---) -16,59%
16 - Russie------) -19,20% ---) -1,30% ---) -20,25%
17 - Bulgarie-----) -20,62% ---) -0,34% ---) -20,89%
18 - Chypre------) -20,82% ---) -1,84% ---) -22,28%
19 - Turquie-----) -23,54% ---) -1,69% ---) -24,83%
20 - Roumanie-) -23,72% ---) -2,52% ---) -25,64%
---- - Moyenne---) -12,93% ---) -0,84% ---) -13,67%
21 Russie RTS²) -8,87% ---) -1,30% ---) -10,05%

Commentaire : Je n'ai rien grand chose à ajouter sur ce tableau tenant compte de l'effet de change de Janvier, si ce n'est que certaine perte son amplifiée et que l'indice russe Big caps rejoint cette fois le << Club >> des -20% en tenant compte de la perte due au change.
Revenons plutôt sur les opportunités. Nous avons eu quelques échanges hier et ce matin entre ami du Groupe Valeur et Conviction, pour tenter de donner une Fourchette réaliste de PER sur l'ensemble de la Zone....Il m'est impossible de relater ici toute notre discussion, mais nous avons prix comme base le PER de certain fond investi à l'Est comme East Capital Balkan, le Fond US Accolade Eastern Europe, ou encore le Tracker MSCI Eastern Europe......Les données que nous avons trouvé ne sont
pas nécessairement actualisée et c'est donc pour cette raison que nous restons assez prudent et que nous préférons prendre une Fourchette....D'autant plus que la zone n'est pas homogène et que certain indice était déjà décoté comme je vous en parlais au précédent compte rendu.
En Octobre 2007, nous pouvons pensé que le PER était compris dans une fourchette de 15 - 18.....Si nous actons un recul de 20% moyen et une croissance des profits de l'ordre de 15% en 2008, nous estimons les PER aujourd'hui dans une fourchette de 10-13.... !!!!!
J'ai aussi tentez d'estimer la décote qui peut-être située entre 30%
et 50%.....Et nous pensons de manière très conservatrice que la marge sécurité est de l'ordre de 25% au minimum aujourd'hui.
Nous pensons donc que nous sommes face à une très belle opportunité
d'investissement sur la zone Est. Initiation de ligne ou renforcement.

Non seulement sur les Bigs caps russe encore moins chère de 20% qu'au paravent, alors que le cours de ces Bigs caps ne reflète pas les profits depuis la fin 2005, comme je vous le disais le mois passé....Les Small Caps Russe affichent un recul certes moins prononcé de seulement 10%, mais c'est également inespéré....Les Pays
Balte également en moyenne de 10% moins chère, devrait augmenter plus encore l'intérêt des investisseurs......Et l'indice Autrichien, en recul de 14%..... !!!!!!!
La liste semble s'allonger avec cette fois les Balkans dont les valorisations un peu tendues avant la chute offre cette fois une superbe opportunité, avec notamment les sociétés Roumaines, Bulgare et Turque généralement associée au fond Balkan....Qui ont glisser de 20-25% sur ce mois de Janvier...

J'ai enfin l'impression que depuis Mai 2005 et les 2 mois de moyenne négative des indices consécutif, une telle opportunité n'a pas été offerte sur la zone.....

La raison principale de cette chute est du au retrait de fond étranger de la zone, voir à la prise de bénéfice, pour les fonds entré le plus tardivement.....Tout cela conduit par ce que je juge une peur exagérée liée au problème mondiaux de Subprime et de ralentissements économique....D'après mes informations aucunes banque de L'Est, n'est concernée par les problème liée au Subprime....Et ensuite, un ralentissement de l'économie mondiale aura une incidence beaucoup moindre à tout les niveaux sur la zone Est que sur les autres zones émergentes, d'autant plus qu'il y actuellement déjà, une très belle croissance de la consommation interne......

Il me semble donc extrêmement difficile de se tromper aujourd'hui sur cette zone Est en affirmant que les prix proposer sont des opportunités, d'autant plus que nous parlons en général des indices et donc des sociétés plus importantes composant ces indices, mais il existe également sur la zone, des sociétés plus petites complètement massacrée aussi, comme souvent dans ce type de marché affolé.....Les
occasions sont donc légions, pour des fonds pointus qui connaissent la zone, plus que la moyenne......

Est-ce que le marché peut-allez plus bas ? Oui, certainement bien que des croissances de 15% et des PER de 13, ne sont pas très logique aujourd'hui déjà....Mais le marché manque parfois de logique...Donc cela peut encore aller plus bas....

Quand est-ce que cela va repartir de l'avant ? Impossible à dire....Dans 2 ans, 13 mois dans 15 semaines, dans un mois, dans 20 jours.....Tous ces délais sont de l'ordre du possible, mais ce sera violent de toute manière, vu le paquet de liquidité qui est sorti du marché....... !!!!!

95% des joueurs de << Timing >> resterons sur le carreaux, c'est clair. Par contre ceux qui pensent que le prix proposer pour ces sociétés de la zone Est au travers des fonds est très intéressant aujourd'hui, et pour les 5 prochaines années ou encore pour le long terme, ne prennent à mon sens pas grand risque de perte, même si l'ensemble du marché perdait encore quelques pour cent voir quelques dizaine de pour cent, par la suite..... !!!!!

Je vous invite enfin à considérer tout ceci comme un avis seulement.
Il est très important que vous vous forgiez seul et objectivement une idée précise sur l'opportunité d'un tel investissement, sur les risque pris et sur la qualité et la répartition d'un fond que vous jugeriez digne d'intérêt....

Etre 100% émergent, éblouis toujours la Galerie quand les rendements affiche +45% +30%+26%, comme les moyenne de la zone Est en 2005 -06 - 07....Et attire beaucoup de monde....Par contre à -13.67%......La galerie se moque et peut d'investisseur se presse au portillon et si cela faisait encore après -13.67% -10% ou -15% ??????

Le bon sens commence à quelques pour cent de la répartition de votre portefeuille, un peu plus si vous comprenez plus, et si vous êtes surtout près à perdre plus de 50% de votre mise sans émotion en un temps record !!!!!!

Par contre plus les + et les % s'additionne, moins vous devriez porter d'intérêt, les prix n'étant pas avantageux......Pour de bonnes affaires....A
l'inverse plus les - et les % s'additionne, plus votre intérêt devrait allez croissant....en moins que vous n'ayez jamais aimer faire de bonnes occasions..... !!!!!

Faites donc preuve de bon sens, en léguant la galerie et les 100% émergent, au théâtre de marionnette le plus proche et tentez de faire les meilleurs occasions possible quand les prix baisses !!!!!!!

Bien à vous.

Je termine donc ce compte rendu avec la rubrique de Thierry

La sélection << idée >>

de Thierry, établie selon sa méthode de sélection de Fond. Il faut toutefois préciser que le manque d'historique de certains fonds, ne permettent pas, selon la méthode employée par Thierry, de faire ressortir, une analyse selon tout les critères.

C'est donc plutôt quelques << idées >> que nous vous proposons dans cette
rubrique, ou votre analyse devra avoir le dernier mot. Il est par exemple à noter que le fond << Danske Capital Trans-Balkan >>, vous propose par exemple un investissement sur la zone Balkan avec une répartition hors Turquie. Je pense que c'est tout à fait original, pour être souligné.

Commentaire de Thierry sur les marchés de la zone : Thierry tient également à soulignez la très belle opportunité qu'offre cette baisse des marchés à L'Est, pour renforcer certaine ligne ou pour en initié... !!!!

1------East Capital Baltic
2------East Capital Eastern European
3------Danske Capital Financials & Investment
4------Skagen Kon-Tiki
5------FIM Russia Small Caps
6------Mandatum Russia Small Caps
7------Gustavia Balkan
8------Seligson & Co Russian Prosperity
9------Danske Capital Trans-Balkan
10-----East Capital Russia
xxxxx East Capital Explorer

Pour tout ceux qui ne connaîtrait pas encore La méthode de Thierry elle est disponible sur son Blog : http://bijoton.blogspot.com/